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Selon l’historien, Michel Pastoureau, “les Grecs et les Romains n’appréciaient pas la couleur bleue et la jugeaient désagréable à l’oeil, pensant même que c’était une “couleur barbare”. Par contre, aujourd’hui, et partout en Europe, le bleu est la couleur préférée (devant le rouge et le vert), qui n’a cessé de monter en puissance au cours des siècles pour connaître un véritable triomphe à l’époque contemporaine”. On parle de la “période bleue” de Picasso, du “bleu Klein”, mais en termes d’arts de la table, on connaît le bleu de Sèvres, le bleu de St Uze, le bleu de Betschdorf…

Cette couleur bleue est issue de l’utilisation de l’oxyde de cobalt, pigment docile, fidèle, résistant le mieux à la chaleur des fours. Mais comment se retrouver dans cette immense famille des créations bleues ? Il faut savoir qu’en la matière, tout le monde (la Chine, la Hollande, l’Angleterre, la France, la Russie) a copié et influencé tout le monde. L’exposition 2010 à la Maison Régionale des Arts de la Table se trouve être le livre ouvert, didactique et parlant pour instruire de la finesse de Delft, des lambrequins de Rouen, du décor « à la Bérain », des grés de St Uze vendues dans toute la France par colportage à dos d’âne et de mulet...

Le “bleu et blanc” suscite des envies de collection. Et il en a toujours été ainsi. Louis XIV et nombre d’aristocrates ont, dès le début des importations, collectionné la porcelaine de Chine bleu et blanc dont ils possédaient de magnifiques pièces.

Dans le cadre superbe de la Maison Régionale des Arts de la Table, des pièces d’exception du 18ème siècle à nos jours, issues de collections privées, de musées (Sarreguemines, Chalon-sur-Saône, Autun, Bordeaux, Gien, Charolles…), de manufactures diverses et d’horizons différents (Limoges, Biot, Nevers, Delft, Arras, Longwy, St Uze…) sont exposées suivant une scénographie originale mettant en évidence.

la couleur bleue dans tous ses états, dans toutes les matières :
faïence, porcelaine, grès, verre, tissu...,
dans toutes les formes :
plats, assiettes, services divers à thé, à café,
services de verres, linge et décorations de table...

     

Coquetier : n.m. (de coque) Petit godet, petit support pour servir un œuf cuit dans sa coque. Coquetier : n.( de coq) Anc. Grossiste qui vendait des œufs, de la volaille ou des légumes. (Petit Larousse illustré)

L’exposition 2009 “Le Coquetier se raconte…” se réfère à la première définition de ce mot. Cet objet familier daterait de 1520, bien qu'il semblerait que les Romains mangeaient déjà des œufs à la coque : on aurait extrait des ruines de Pompéi quatre coquetiers dans un ensemble d'objets leur ressemblant beaucoup. Adorant les œufs à la coque, Louis XV en lança la mode. Les Parisiens autorisés assistaient à ce mets de roi pour l’admirer en train de découper le bout de l’œuf avec adresse et dextérité tandis que l’on annonçait : “Attention, le roi va manger son œuf”. Il le dégustait dans un coquetier en or. Celui de la Dauphine était en porcelaine de Sèvres, bleu céleste, et celui de Marie-Antoinette était un gobelet de verre bleu placé dans un support en argent.

Toutes les matières ont été utilisées pour les coquetiers : porcelaine, faïence, bois, étain, argent, terre cuite, verre... Au fil du temps, il adopte toutes les formes possibles, du classique “poule au nid”, aux personnages de contes ou de fables, aux animaux, aux caricatures et objets divers.

 


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Dans le cadre prestigieux de la Maison Régionale des Arts de la Table, des collectionneurs aimant faire découvrir et partager leur passion, avec l’aide de l’A.F.C.O.C (Association Française des Collectionneurs de Coquetiers), présentent des pièces rares et exceptionnelles des siècles passés à nos jours.

Cette exposition s'adresse à toutes les tranches d'âge tant pour la découverte que pour les souvenirs d'antan... chacun pourra y retrouver “sa petite madeleine”. Elle met à l’honneur l’histoire du coquetier et de son univers : mire-œufs, pique-œufs, cuiller à pocher, tranche-œufs-coque, coupe-oeufs durs, cuiseurs à œufs, œufriers, assiettes à œufs…

 

Le Bien Public du 3 avril 2009 - Le coquetier dans tous ses états

Une fois encore, la Maison régionale des arts de la table d'Arnay-le-Duc va en étonner plus d'un avec une exposition qui fait encore plus fort que l'œuf de Colomb.
Depuis 1981, date de la première exposition, le musée régional des arts de la table n'en finit pas de se renouveler et d'étonner. Avec « Le coquetier se raconte » c'est plus que jamais le cas. Pour le plus grand bonheur des coquetiphiles. Mais pas seulement. Loin de s'adresser aux seuls collectionneurs - les coquetiphiles - ce rendez-vous s'adresse à un large public, y compris les enfants. En témoignent ces coquetiers « Oui-Oui » et ces lapins de Pâques. Ils côtoient des coquetiers en ivoire, d'autre en argent, ou bien encore en marqueterie de paille. Ce sont aussi des coquetiers éjecteur avec piston, d'autres qui sont musicaux. C'est encore tout l'univers qui les accompagne : mire-œufs, pique-oeufs, chauffe-oeuf, pèse-oeuf, présentoir à mouillettes…

Plus de 5 000 objets
Pour réaliser cette exposition que pilote de main de maître Évelyne Deloince et son équipe de bénévoles, des collectionneurs de toute la France ont accepté de prêter leurs précieux objets : « il y a en plus de 5 000, peut être même 6 000 », relève Évelyne Deloince, qui en ce mercredi après-midi s'affaire aux ultimes installations. Mais le gros des prêts provient de l'Afcoc, l'association française des collectionneurs de coquetiers. Cette association loi 1901 regroupe plus d'une cinquantaine d'adhérents, collectionneurs passionnés, dont bon nombre ont d'ores et déjà prévu de venir à Arnay-le-Duc. Ils ne seront pas les seuls…

Quelques images de l'expo 2008


De nos jours, rien n'est plus sérieux que l'histoire des jouets. En témoignent les livres, revues, et autres ventes aux enchères qui leur sont consacrés.  Les collectionneurs et les amateurs de «joujoux» anciens sont de plus en plus nombreux. Nostalgie d'une enfance passée ? Réminiscences inconscientes d'un temps où le bonheur semblait lié à la rareté et à la fragilité de ces jouets d'antan ? Ou simplement intérêt pour des objets enfantins qui ont su résister aux outrages du temps ? Toujours est-il que jouets et dînettes en faïence ont en partage leur fragilité.

Collectionneuse passionnée, Yseult Bouriez a toujours pensé que l'acquisition de chaque objet l'engageait à en assumer la renaissance. Toute nouvelle pièce prend ainsi place et sens dans l'ensemble de la collection : isolée, protégée, restaurée, redéfinie en fait dans sa substance.

Yseult Bouriez a confié certaines de ses pièces à la Maison Régionale. Vous pouvez les découvrir jusqu'au 11 novembre. La découverte de la collection de dînettes, créée par Yseult Bouriez depuis plus de 20 ans, permet d'accéder au plaisir jubilatoire de la redécouverte de l'enfance.
 

     

Yseult Bouriez va se prendre de passion pour le sujet et, en deux décennies seulement, en devenir de manière autodidacte une des spécialistes en France : "J'ai beaucoup lu, je suis allée dans les manufactures, j'ai rencontré des collectionneurs, des antiquaires brocanteurs, des commissaires-priseurs spécialisés dans les jouets comme Me Theimer à Paris et Me Lelièvre à Chartres".

  Chaque année, une nouvelle exposition d'exception...

     

 


Du 9 avril 2010 au 11 novembre...

 

 

 

En 2009, le coquetier se raconte...

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Yvan Baudoin, sculpteur,
expose certaines de ses œuvres dans ce lieu prestigieux.


L'exposition 2008 était consacrée aux Dinettes de notre enfance

Petite histoire de la dînette -
Annabelle Héry Historienne de l'art

DÎNETTE - nom commun féminin. I. petit repas, vrai ou simulé que les enfants font ensemble ou avec leur poupée - faire la dînette, jouer à la
dînette. 2. repas léger. 3. jouet constitué d'un service de vaisselle miniature. Telles sont, selon le Grand Larousse Universel, les acceptions du terme. La première définition nous laisse imaginer sans peine les petites filles d'hier et pourquoi pas d'aujourd'hui s'initier au rituel des arts de la table. C'est cependant sur la troisième définition, au cœur de notre propos, que nous nous arrêterons pour pénétrer dans l'univers fascinant de la vaisselle de faïence pour les enfants et poupées.

Vaisselle ou jouet ?
Voici posée la question. Cette incontestable accompagnatrice des jeux de petites filles et de leurs poupées, la dînette appartient bien au monde des jouets. La création artistique qui va se développer dans la fabrication de ces dînettes sera tributaire des matériaux utilisés tels l'étain, le cuivre, le fer-blanc, l'aluminium, l'argent, la porcelaine et surtout la faïence...

Cet ouvrage a pour ambition de nous entraîner dans le monde de la vaisselle miniature en faïence reproduisant celle des «grandes personnes» : services de table, services à dessert ou à boissons chaudes, nécessaires de toilettes...

Exposition 2007 "Le Couvert et la Coutellerie de table française du XIXème siècle" . Couvert désigne couramment et collectivement ce dont on couvre la table pour manger (nappes, ustensiles...). Le terme désigne plus spécialement les ustensiles à l'usage de chaque convive et surtout l'ensemble constitué par le couteau, le fourchette et la cuillère. Une collection privée exceptionnelle de couverts et coutellerie française (près de 330 objets réalisés, pour la grande majorité an argent massif), pièces individuelles et pièces de service, de 1838 et du début du romanticisme, jusqu'à la fin du 19ème siècle y compris l'art nouveau, a rayonné au milieu de pièces de table uniques, issues de collections prestigieuses.


Exposition 2006
"
Bonbons, Biscuits et Gourmandises"

 


Conception - Graphismes : Christine Bécavin - Le Pressoir des Collines - Février 2008