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En 2011, la Maison Régionale des Arts de la Table a choisi de mettre à l’honneur l’histoire de la Saucière et
des Sauces : « Une sauce est une préparation culinaire liquide ou
semi-liquide destinée à accompagner une autre préparation. La confection
et la cuisson d’une sauce est indépendante du plat qu’elle accompagne.
En cuisine française, dans la composition d’une sauce, entrent en
général un liquide, un corps gras, des épices ou des condiments. Les
gastronomes soulignent qu’une sauce doit mettre en valeur le plat
qu’elle accompagne. »

C’est au XVIIIe siècle qu’apparaissent des plats spécifiques dont la
forme est étudiée pour recevoir tel ou tel mets. Même s’ils ont été
abandonnés au fil du temps, ils témoignent des habitudes culinaires de
leur époque, sous des aspects esthétiques et séduisants, dont la
saucière fait partie.
Mais peut-on parler de sauces et de saucières sans évoquer l’huile, le
vinaigre, la moutarde, le sel, les épices, les condiments, qui ont
toujours occupé une place très importante et qui, après avoir été
enfermés très précieusement, ont été mis à la disposition des convives
dans de petits récipients parfois très originaux. Salerons/poivrières,
huiliers/vinaigriers, moutardiers, pots et boîtes à épices, mortiers…
ont, eux aussi, leur place dans cette exposition pour répondre à des
questions telles que celle-ci : pourquoi les premiers moutardiers de
table sont-ils en forme de barillet ?

Dans le cadre exceptionnel de la Maison Régionale des Arts de la Table,
des pièces de valeur du 18ème siècle à nos jours, issues de collections
privées, de musées, de manufactures diverses et d’horizons différents
(France, Allemagne, Pays-Bas, Thaïlande…) sont exposées suivant une
scénographie originale mettant en évidence ces objets qui ont eu une
histoire mais qui tendent à disparaître dans le tourbillon du 21ème
siècle. L’exposition 2011 à la Maison Régionale des Arts de la Table
est aussi le livre ouvert, didactique, pédagogique et parlant pour
instruire de l’histoire des sauces, des épices, des condiments dans
notre gastronomie. Elle s’adresse à toutes les tranches d’âge tant pour
la découverte que pour les souvenirs d’antan…et chacun, suivant sa
sensibilité, ses goûts, y trouvera un intérêt ou tout simplement du
plaisir.







   
   
    
2010
Selon
l’historien, Michel Pastoureau, “les Grecs et les Romains n’appréciaient
pas la couleur bleue et la jugeaient désagréable à l’oeil, pensant même
que c’était une “couleur barbare”. Par contre, aujourd’hui, et partout
en Europe, le bleu est la couleur préférée (devant le rouge et le vert),
qui n’a cessé de monter en puissance au cours des siècles pour connaître
un véritable triomphe à l’époque contemporaine”. On parle de la “période
bleue” de Picasso, du “bleu Klein”, mais en termes d’arts de la table,
on connaît le bleu de Sèvres, le bleu de St Uze, le bleu de Betschdorf…
Cette couleur bleue est issue de l’utilisation de l’oxyde de cobalt,
pigment docile, fidèle, résistant le mieux à la chaleur des fours.
Mais comment se retrouver dans cette immense
famille des créations bleues ? Il faut savoir qu’en la
matière, tout le monde (la Chine, la Hollande, l’Angleterre, la France,
la Russie) a copié et influencé tout le monde. L’exposition 2010 à la
Maison Régionale des Arts de la Table se trouve être le livre ouvert,
didactique et parlant pour instruire de la finesse de Delft, des
lambrequins de Rouen, du décor « à la Bérain », des grés de St Uze
vendues dans toute la France par colportage à dos d’âne et de mulet...

Le “bleu et blanc” suscite des envies de
collection. Et il en a toujours été ainsi. Louis XIV et nombre
d’aristocrates ont, dès le début des importations, collectionné la
porcelaine de Chine bleu et blanc dont ils possédaient de magnifiques
pièces.
Dans le cadre superbe
de la Maison Régionale des Arts de la Table, des pièces d’exception du
18ème siècle à nos jours, issues de collections privées,
de musées (Sarreguemines,
Chalon-sur-Saône, Autun, Bordeaux, Gien, Charolles…),
de manufactures diverses et d’horizons
différents (Limoges, Biot, Nevers, Delft, Arras, Longwy, St
Uze…) sont exposées suivant une scénographie originale mettant en
évidence.

la couleur bleue dans tous ses
états, dans toutes les matières :
faïence, porcelaine, grès, verre, tissu...,
dans toutes les formes :
plats, assiettes, services divers
à thé, à café,
services de verres, linge et décorations de table...


   
   
    
Coquetier :
n.m. (de coque) Petit godet, petit support pour servir un œuf cuit dans
sa coque. Coquetier : n.( de coq) Anc. Grossiste qui vendait des œufs,
de la volaille ou des légumes. (Petit Larousse illustré)
 L’exposition
2009 “Le Coquetier se raconte…” se réfère à la première définition de ce
mot. Cet objet
familier daterait de 1520, bien qu'il semblerait que les Romains
mangeaient déjà des œufs à la coque : on aurait extrait des ruines de
Pompéi quatre coquetiers dans un ensemble d'objets leur ressemblant
beaucoup. Adorant
les œufs à la coque, Louis XV en lança la mode. Les Parisiens autorisés
assistaient à ce mets de roi pour l’admirer en train de découper le bout
de l’œuf avec adresse et dextérité tandis que l’on annonçait :
“Attention, le roi
va manger son œuf”. Il le dégustait dans un coquetier
en or. Celui de la Dauphine était en porcelaine de Sèvres, bleu céleste,
et celui de Marie-Antoinette était un gobelet de verre bleu placé dans
un support en argent.
Toutes
les matières ont été utilisées pour les coquetiers : porcelaine,
faïence, bois, étain, argent, terre cuite, verre...
Au fil du temps, il adopte toutes les formes possibles, du
classique “poule au nid”, aux personnages de contes ou de
fables, aux animaux, aux caricatures et objets divers.

Cliquez sur les photos pour les agrandir
Dans le cadre prestigieux de la Maison Régionale des Arts
de la Table, des collectionneurs aimant faire découvrir et partager leur
passion, avec l’aide de l’A.F.C.O.C (Association Française des
Collectionneurs de Coquetiers), présentent des pièces rares et
exceptionnelles des siècles passés à nos jours.
Cette exposition s'adresse à toutes les tranches d'âge
tant pour la découverte que pour les souvenirs d'antan... chacun pourra
y retrouver “sa petite madeleine”. Elle met à l’honneur l’histoire du
coquetier et de son univers : mire-œufs, pique-œufs, cuiller à pocher,
tranche-œufs-coque, coupe-oeufs durs, cuiseurs à œufs, œufriers,
assiettes à œufs…

Le
Bien Public du 3 avril 2009 - Le coquetier
dans tous ses états
Une
fois encore, la Maison régionale des arts de la table d'Arnay-le-Duc va
en étonner plus d'un avec une exposition qui fait encore plus fort que
l'œuf de Colomb.
Depuis 1981, date de la première exposition, le musée régional des arts
de la table n'en finit pas de se renouveler et d'étonner. Avec « Le
coquetier se raconte » c'est plus que jamais le cas. Pour le plus grand
bonheur des coquetiphiles. Mais pas seulement. Loin de s'adresser aux
seuls collectionneurs - les coquetiphiles - ce rendez-vous s'adresse à
un large public, y compris les enfants. En témoignent ces coquetiers «
Oui-Oui » et ces lapins de Pâques. Ils côtoient des coquetiers en
ivoire, d'autre en argent, ou bien encore en marqueterie de paille. Ce
sont aussi des coquetiers éjecteur avec piston, d'autres qui sont
musicaux. C'est encore tout l'univers qui les accompagne : mire-œufs,
pique-oeufs, chauffe-oeuf, pèse-oeuf, présentoir à mouillettes…
Plus de 5 000 objets
Pour
réaliser cette exposition que pilote de main de maître Évelyne Deloince
et son équipe de bénévoles, des collectionneurs de toute la France ont
accepté de prêter leurs précieux objets : « il y a en plus de 5 000,
peut être même 6 000 », relève Évelyne Deloince, qui en ce mercredi
après-midi s'affaire aux ultimes installations. Mais le gros des prêts
provient de l'Afcoc, l'association française des collectionneurs de
coquetiers. Cette association loi 1901 regroupe plus d'une cinquantaine
d'adhérents, collectionneurs passionnés, dont bon nombre ont d'ores et
déjà prévu de venir à Arnay-le-Duc. Ils ne seront pas les seuls…

   
Quelques images de l'expo 2008
    

De nos jours, rien n'est plus sérieux que l'histoire des jouets. En
témoignent les livres, revues, et autres ventes aux enchères qui
leur sont consacrés. Les collectionneurs et les amateurs de
«joujoux» anciens sont de plus en plus nombreux. Nostalgie d'une
enfance passée ? Réminiscences inconscientes d'un temps où le
bonheur semblait lié à la rareté et à la fragilité de ces jouets
d'antan ? Ou simplement intérêt pour des objets enfantins qui ont su
résister aux outrages du temps ? Toujours est-il que jouets et
dînettes en faïence ont en partage leur fragilité.
Collectionneuse
passionnée, Yseult Bouriez a toujours pensé que
l'acquisition de chaque objet l'engageait à en assumer la renaissance.
Toute nouvelle pièce prend ainsi place et sens dans l'ensemble de la
collection : isolée, protégée, restaurée, redéfinie en fait dans sa
substance.
Yseult Bouriez a confié certaines de ses
pièces à la Maison Régionale. Vous pouvez les découvrir jusqu'au 11
novembre. La découverte de la
collection de dînettes, créée par Yseult Bouriez depuis plus de 20 ans,
permet d'accéder au plaisir jubilatoire de la redécouverte de l'enfance.
   
   
    

Yseult Bouriez va se
prendre de passion pour le sujet et, en deux décennies seulement, en
devenir de manière autodidacte une des spécialistes en France : "J'ai
beaucoup lu, je suis allée dans les manufactures, j'ai rencontré des
collectionneurs, des antiquaires brocanteurs, des commissaires-priseurs
spécialisés dans les jouets comme Me Theimer à Paris et Me Lelièvre à
Chartres".
Chaque année, une nouvelle exposition
d'exception...

   
   
    
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Du 2 avril 2011 au 11 novembre...

En 2010,
le bleu
dans l'art de la table

En 2009, le coquetier se
racontait...

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pour les agrandir





Yvan Baudoin,
sculpteur,
expose
certaines de ses œuvres
dans ce lieu prestigieux.

L'exposition 2008
était consacrée aux Dinettes de notre enfance
Petite histoire
de la dînette -
Annabelle Héry Historienne de l'art
DÎNETTE - nom commun féminin. I. petit repas,
vrai ou simulé que les enfants font ensemble ou avec leur poupée -
faire la dînette, jouer à la
dînette. 2. repas léger. 3. jouet
constitué d'un service de vaisselle miniature. Telles sont, selon le
Grand Larousse Universel, les acceptions du terme. La première
définition nous laisse imaginer sans peine les petites filles d'hier
et p ourquoi pas d'aujourd'hui s'initier au rituel des arts de la
table. C'est cependant sur la troisième définition, au cœur de notre
propos, que nous nous arrêterons pour pénétrer dans l'univers
fascinant de la vaisselle de faïence pour les enfants et poupées.
Vaisselle ou jouet ?
Voici posée la question. Cette incontestable accompagnatrice des jeux de
petites filles et de leurs poupées, la dînette appartient bien au
monde des jouets. La création artistique qui va se développer dans
la fabrication de ces dînettes sera tributaire des matériaux
utilisés tels l'étain, le cuivre, le fer-blanc, l'aluminium,
l'argent, la porcelaine et surtout la faïence...
Cet ouvrage a pour
ambition de nous entraîner dans le monde de la vaisselle miniature
en faïence reproduisant celle des «grandes personnes» : services de
table, services à dessert ou à boissons chaudes, nécessaires de
toilettes...
Exposition
2007
"Le Couvert et la
Coutellerie de table française du
XIXème siècle" .
Couvert désigne couramment et collectivement ce dont on couvre la
table pour manger (nappes, ustensiles...). Le terme désigne plus
spécialement les ustensiles à l'usage de chaque convive et surtout
l'ensemble constitué par le couteau, le fourchette et la cuillère. Une
collection privée exceptionnelle de couverts et coutellerie française
(près de 330 objets réalisés, pour la grande majorité an argent massif),
pièces individuelles et pièces de service, de 1838 et du début du
romanticisme, jusqu'à la fin du 19ème siècle y compris l'art nouveau, a
rayonné au milieu de pièces de table uniques, issues de collections
prestigieuses.
Exposition 2006
"Bonbons,
Biscuits et Gourmandises"
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